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mercredi 6 octobre 2010

INDEX (cliquer sur la lettre de son choix)


Abandon ; Abbé Pierre (L’) ; Abolition ; Acariâtre (Vieille) ; Accident ; Accommodements ; Accomplissement démocratique ; Action directe ; Actualité (Tour d’) ; Addictions ; Addition ; Administration ; Agences de notation ; Ahmadinejad (Mahmoud) ; Aisselles ; Alarmisme ; Algérie ; Al Jarreau ; Allègre (Claude) ; Al-Qaida ; Altermondialistes ; Amants enlacés de Klimt ; Amar (Paul) ; Ambivalence ; Amendement (Droit d’) ; Amouroux (Henri) ; Anathème incohérent ; Andorre ; Angle de vie ; Angoisse métaphysique ; Animaux de compagnie ; Années molles (Les) ; Années 80 ; Anonymat ; Anorexie ; Antiaméricanisme primaire ; Antichambre révélatrice ; Antimilitarisme ; Antipathie ; Arbres dangereux ; Archimède (Principe politique d’) ; Ardisson (Thierry) ; Arthaud ; Atmosphère littéraire ; Attentat des jardins de l’Observatoire (Faux) ; Aube ; Aune (A mon) ; Autarcie affective ; Autocritique ; Avant-goût du néant ; Avatar.

Balade ; Bal de l’UMP (Au) ; Balladur (Edouard) dit Le Sage de Matignon ; Bande terrorisante ; Banques ; Banquiers ; Barbarie conventionnelle ; Barre (Raymond) ; Barry White ; Bashung (Alain) ; Baston sanglante ; Baudruche politique ; Bayrou (François) ; BB ; Bellemare (Pierre) ; Belmondo (Jean-Paul) ; Berck-sur-Mer (Plage de) ; Bérégovoy (Suicide de) ; Berlusconi (Silvio) ; Berstein (Léonard) ; Besancenot (Olivier) ; Besson (Éric) ; Betancourt (Ingrid) ; Bettancourt (Les) ; Bibendum bancaire ; Bibliothèque (Très Grande) ; Big Média ; Bison flûté (Recette du) ; Bizot (Jean-François) ; Björk ; Blague enfantine ; Blier (Bernard) ; Bloy (Léon) ; Bogousslavski (Timour Serguei) ; Boîte de nuit ; Bombard (Alain) ; Bombe humaine ; Bonheur à deux ; Bonheur en Gers et en Auch (Le) ; Boomerang dévastateur ; Borloo (Jean-Louis) ; Botton (Pierre) ; Bouffée de fraîcheur ; Bouillie du monde ; Bourrat (Patrick) ; Bové (José) ; Boycott sportif ; Boxe ; Brand New Day (Album de Sting) ; Brassens ; Brel (Jacques) ; Bretteurs (Troupe de) ; Bronchite ; Bruel (Patrick) ; Bruni (Carla) ; Burgaud (Fabrice) ; Burnes politiques.

C
Cadeau pis qu’Hadopi ; Cagnard ; Cagnotte ; Calligraphie ; Calomnie ; Calvi (Yves) ; Camarde (La) ; Camp (Choisir son) ; Campagne ; Campagnes présidentielles ; Camp hétéroclite ; Canal + ; Canard mort ; Canicule ; Capitalisme ; Capuches à découvert ; Caractère de merde ; Caricature existentielle ; Carlos (Le terroriste) ; Carpe Diem ; Carrier (Jean-Baptiste) ; Cassandre ; Casseurs ; Castro (Fidel) ; Catastrophe écologique ; Cathare (Pays) ; Cathédrale d’images ; Cauchemar de Darwin (Le) ; C dans l’air ; Celles (Village « ruiné ») ; Cergy-Saint-Christophe ; Cerveau ; Challaye (Félicien) ; Chanal (Pierre) ; Chapsal (Madeleine) ; Château d’Omiécourt ; Châteaux en enfilade ; Che Coupat au pays vermeil ; Chez Francis ; Chiche ! ; Chirac (Jacques) dit Le dégingandé ; Chômage ; Chômeurs ; Chroniques d’art sacré ; Ch’tis de Boon ; Ci-gît pour rire ; Civilisation attardée ; Claude (Madame) ; Clearstream (Conte de) ; Climat breton ; Clinton (Bill) ; Clonage humain ; Cocteau (Jean) ; Cohabitation Mitterrand-Balladur ; Cohn-Bendit (Daniel) ; Coldplay ; Collisions astronomiques ; Collomb (Gérard) ; Colonna (Yvan) ; Coluche ; Comiques (Acteurs & comédiens) ; Commencement ; Commerce bancaire ; Communion ; Communion charnelle ; Communisme ; Communistes français ; Compaq préhistorique ; Complaisance ; Comptabilité analytique et financière ; Concorde (Le) ; Condition humaine (Ma) ; Conflit absurde ; Conflit israélo-palestinien ; Conquêtes éphémères ; Conspiration ; Contrées oniriques ; Contresens ; Contrition ; Conversation (Art de la) ; Convivialité ; Coran hérissé ; Corbeaux ; Correspondance amoureuse ; Coup de grisou ; Cour particulier ; Course et l’écureuil (La) ; C.P.E. ; CQFD ; Crash ; Créature féminine ; Crépuscule ; Cresson (Edith) ; Cristal ; Croire en Dieu ; Croisements ; Croix à porter ; C.S.M. ; Curiosité (Manque de) ; Cyclope égocentrique ; Cyclothymie ; Cynisme.

D
Dali (Salvador) ; Danse provocante ; Dantzig (Charles) ; Dard (Frédéric) ; D’Arribehaude (Jacques) ; Das Reich (Division S.S.) ; Décalage ; Dechavanne (Christophe) ; Décentralisation ; Décontraction ; Découragement ; Décroissance ; Défaite ; Déficit budgétaire ; De Gaulle (Charles) ; Déjections titrisées ; Délire footballistique ; Délitescence des bravaches ; Delors (Jacques) ; Démocratique (L’âge) ; Demoiselles ; Démotivation ; Denard (Bob) ; Denoyan (Gilbert) ; Densité rare ; De Palmas (Gérald) ; Dernière année ; Désillusion ; Détachement ; Détermination ; Détritus ; De Villepin (Dominique) ; De Villiers (Philippe) ; Devise ; Devoir pédagogique ; Devos (Raymond) ; Diariste ; « Diarrhéiste » ; Dietrich (Marlène) ; Dieudonné M'bala M'bala ; Di-Maccio (Gérard) ; Diplomatie française ; Directeur des ventes ; Dissuasion du terrorisme ? ; Docteur Pascal (Le) (de Zola) ; Domenech nique, niqué ! ; Dopage ; Douceur de vivre ; Douillet (David) ; Dresde in the Gulf ; Droit international ; DSK ; Dualité vieillissante ; Dulcinée ; Dumas (Roland) ; Dupontel (Albert).

E
Ébauches ; Échec et mat ; École de la terreur ; Écologie politique ; Économie financière ; Économiste sophiste ; Écriture ; Édition ; Effets de manche ; Effort physique ; Égalité professionnelle ; Einstein (Albert) ; Elections européennes ; Elephant ; Elephant Man ; Elève préférée ; Elkabbach (Jean-Pierre) ; Eltsine (Boris) ; Émeutes urbaines ; Emmanuelli (Henri) ; Enfant (Avoir un) ; Enfermé dehors ; Engueulade ; Ennemi intime (L’) ; Enseignement ; Entéléchie féminine ; Entropion psychologique ; Épaisseur ; Éparpillement ; Épicure ; Épinal (Bibliothèque municipale d’) ; Épistolaires (Formules) ; Érémitisme contrarié ; Esprits libres ; Estonia ; État ambigu ; États-Unis ; Évolution ; Exégètes ; Exercice descriptif (Petit) ; Exil volontaire ; Expert judiciaire ; Extrême gauche (L’).

F
Fabius (Laurent) ; Faillite étatique ; Fainéantise littéraire ; Faire mourir les autres ; Famille ; Fanatisme ; Fantasia 2000 ; Fantasme ; Fantasque ; F.A.R.C. ; Farces à trappes ; Faune des bords de mer ; Faurisson du Onze Septembre (Les) ; Ferrat (Jean) ; Ferry (Luc) ; Fest-noz ; « Fétide » campagne ; Fesses (de femme) ; Fiasco diplomatique ; Fil (du rasoir) ; F.M.I. ; Fogiel (Marc-Olivier) ; Fonte publicitaire ; Fontès ; Foot pro ; Fort Neuf de Vincennes ; Fosse septique ; Fourniret (Procès) ; Fous de Dieu ; Foutez-lui la paix ! ; Fragonard (L’autre) ; France ; France-dépression ; Frégates (Affaire des) ; Fuite des jours ; Furiani (Stade de) .

G
Gabin (Jean) ; Gainsbourg (Serge) ; Galabru (Michel) ; Gang des barbares ; Garde-fou ; Garder ces repaires ? ; Garde républicaine ; Gardiens du Droit ; Gassman (Vittorio) ; Gâtisme événementiel ; Gaucher illustre ; Génération incohérente ; Gérance de société ; Gicquel (Jean) ; G.I.G.N. ; Giscard d’Estaing (Valéry) ; Gloutons déprotéinisateurs ; Gnosticisme de Matrix (Le) ; Goldman Sachs ; Gorbatchev (Mikhaïl) ; Gouvernement liquéfié ; Gouverner ; Grand écart ; Grand-Mère (Ma) ; Grand-Mère est morte ; Gravats (Premier des) ; Grèves ; Grippe A ; Gros Niqueurs ; Grossouvre (Suicide de) ; Guaino (Henri) ; Guermantes (Château de) ; Guerre ; Guerre des Mondes (La) ; Guillon (Stéphane).

H
Habache (L’affaire) ; Haïti ; Halliday (Johnny) ; Hallier (Jean-Édern) ; Harpagon ; Hervouët (Vincent) ; Hexagone trempé ; Hezbollah ; Histoire l’autre (D’une) ; Hollande (François) ; Hommage ; Houillon (Philippe) ; Hulot (Nicolas) ; Humanisme voltairien ; Humanistes ; Humanité (L’) ; Humbert-Crawford (L’affaire) ; Hussein (Saddam) ; Hyperprésidence.

I
Icône infernale ; Idéologie ; Illusionnistes ; Immobilité (Goût de l’) ; Inadaptation ; Inanité ; Inaptitude à la liberté ; Incendie ; Incendiaires ; Incompétence à vie ; Incontournables (Les) ; Indécence ; Inefficacité ; Inégalité cruelle ; Inextricable ; Ingérence sentimentale ; Insécurité routière ; I.N.S.E.E. ; Intelligence enfantine ; Intermittents (Les) ; Internet ; Interview présidentielle ; Introspection ; Irak (Guerre en) ; Iran-Irak (Guerre) ; Irrésolution ; Isolement mérité ; I.V.G.

J
Jackson (Michael) ; Jacquard (Albert) ; Jalousie ; Java en boîte ; Jazz ; Jeanne d’Arc ; Jean-Paul II ; Jet Set ; Jet Set 2 ; Jeunesse ; Jeux d’enfance ; Jeux olympiques d’hiver ; Jory (Luc) ; Jospin (Lionel) ; Journal (Mon) ; Journal d’un homme raté ; Journalistes ; Journée estivale ; Juliet (Charles) ; Juppé (Alain) ; Jusqu’au boutisme ; Justice.

K
Kadhafi (Mu’ammar al-) ; Kahn (Jean-François) ; Kamikazes ; Kennedy Junior (J. F.) ; Kerviel (Jérôme) ; Keziah Jones ; KGB ; King (Rodney) ; Klarsfeld (Arno) ; Kouchner (Bernard) ; Kourilsky (Philippe) ; Koweït ; Kubrick (Le der des der de) ; Ku Klux Klan français (Folliculaire du).

L
Lacan (Jacques) ; Lang (Jack) ; Lang (Karl) ; Langue de Goethe ; Larron décati ; Las des haines ; L’atterrant Sommet ; Laurel & Hardy de la politique ; Léautaud (Paul) ; Le Croisic ; Lecture ; Le Flock Prigent (Loïc) ; Le Pen (Jean-Marie) ; Le Roy Ladurie ; Lévy (Bernard-Henri) ; Libéralisme ; Liberté d’expression ; Lieux communs ; Liquéfaction ; Littré (Le) ; LKP ; Localité-dépotoir ; Loft Story ; Londres (Attentats de) ; Longo (Louise) ; Louis XVI ; Luchini (Fabrice) ; Lyon.

M
Maastricht (Référendum sur le traité de) ; Madoff (Bernard) ; Magistrature ; Magnétisme ; Majorité plurielle (La) ; Mal-être ; Mammouth inertiel ; Manipulation de masse ; Maradona (Diego) ; Marée noire ; Mariage à Monaco ; Marseille ; Martin (Jacques) ; Martinon (David) ; Maternage inconséquent ; Matisse-Picasso (Exposition) ; Maupassant (Guy de) ; Méchanceté à œillères ; Médecines douces ; Médecin légiste ; Mégret (Bruno) ; Mélancolie ; Mélenchon (Jean-Luc) ; Mémoire ; Mémoire collective ; Menaces ; Merlan (Le) ; Mes chers amis (de P. Botton) ; Météo ; Métro parisien ; Meules de foin ; Meutes sans fin (Les) ; Meyssan (Thierry) ; Micberth (Michel-Georges) ; Milice de l’éthique ; Million Dollar Baby ; Misérabilisme revendicateur ; Misogynie ; Miss Trois Gouttes ; Mitterrand (François) dit Fanfan Mité ; Mœurs politiques ; Moineaux de Genève ; Mondial de football ; Montand (Yves) ; Montée misanthropique ; Montmartre ; Morceau (Dernier) ; Morel-Saladin ; Mort (La) ; Mort est mon métier (La) ; Motards ; Murat (Jean-Louis) ; Musée des horreurs ; Musique.

N
Nabe (Marc-Edouard) ; Nanotechnologies ; Nationalisme corse ; Nationalisme social ; Nature déchaînée ; Népotisme ; Net (de) Travers (Un) ; Niches fiscales ; Nietzsche (Friedrich) ; Nihilisme avachi ; Noir désir ; Nombril ; Nombrilisme destructeur ; Notations vagabondes ; Nouvelle Calédonie ; N.P.A. dévoilé ; Nudité ; Nuits météoritiques.

O
Obama (Barack) ; Occidentaux (Pays) ; Océan atlantique ; Officier S.S. ; Older (Album de G. Michael) ; O.N.U. ; Onze Septembre 2001 ; Opacité financière ; O.P.E.P. ; Opposition (L’) ; Orage de chaleur ; Oranges mécaniques (Rafale d’) ; Outreau (L’affaire d’).

P
Paix sociale ; Palisraéniens (Paroles de) ; Pamphlétaires ; Panurgisme délétère ; Papon (Procès) ; Parade frénétique ; Parents (Mes) ; Paris ou Big Lutèce ; Parisianisme ; Parole politique ; Parti socialiste ; Pas de pot pour s’échapper ; Pasqua (Charles) ; Passage ; Passation de pouvoir ; Passion amoureuse ; Passivité morose ; Paumés du pavé (Les) ; Paysage (vu d’un train) ; Pédophilie ; Peine capitale ; Perception ; Permis de conduire ; Permis de gouverner ; Perret (Pierre) ; Personnage intrigant ; Pesanteur ; Pétaudière ; Petits Tarés Teigneux ; Peuple est con (Le) ; Photos ; Pied féminin ; Pillages ; Plages ; Plastique féminine ; Plenel (Edwy) ; Poésie ; Poète en rage ; Point de rupture ; Poivre d’Arvor (Patrick) ; Polac (Michel) ; Politique étrangère… au monde ; Politique française ; Polochon ; Pompidou (Georges) ; Pôpa sexagénaire ; Populisme de gauche ; Populisme rampant ; Postcontact ; Pote Système (Le) ; Poupouce bancaire ; Poutine (Vladimir) ; Pouvoir ; Pouvoir d’achat (Pauvre) ; Précarité salutaire ; Premier Amour ; Présence incommodante ; Prête-moi ta main ; Prévost (Daniel) ; Prière de rentrer… sans croire ; Primaires socialistes (Les) ; Principe de précaution ; Principes de papier mâché ; Projet Blair Witch ; Propagande ; Protection antirévolutionnaire ; Prud’hommes de province ; Pschitt Comique.com ! ; Pudibonderie forcenée ; Puissance française ; Purge impossible ; Puy du Fou.

Q
Qualité authentique ; Quarantaine ; Quelqu’un de moins ; Questions existentielles ; Quête religieuse ; Quinquennat ; Quoi d’neuf Doc ? ; Quotidienneté.

R
Rabelais ; Racolage social ; Raddad (Omar) ; Ramolli mois de « mais ! » (Le) ; Rançon du vedettariat ; Rapp (Bernard) ; Ratages sémantiques ; R.A.T.P. ; Ray Charles ; Réception commerciale ; Recette explosive ; Réchauffement climatique ; Réformes vitales ; Régime politique ; Relationnel (Sens) ; Remaniement gouvernemental ; Renaissance ; Renaud ; Renoncement ; Repas d’accointances ; Répression chinoise ; Responsabilités ; Ressenti ; Ressources naturelles ; Retrait (En) ; Retrait onirique ; Retrouvailles ; Revanche du pire (La) ; Revel (Jean-François) ; Révolte vaine ; Révolution française ; Rey (Florence) ; Reynié (Dominique) ; Reynou (Château du) ; Riboud (Franck) ; Ridicule (Sens du) ; Rocard (Michel) ; Romain (Jules) ; Roman (Les rots du) ; Roman (Jean-Claude) ; Romantisme ; Ronchigner ; Rotman (Patrick) ; Royal (Ségolène) ; Rugby ; Rwanda.

S
Sablon (Jean) ; Sacralisation démagogique ; Salariat revendicatif ; Sale con de l’agriculture (Le) ; Salengro (Affaire Roger) ; Sales habitudes ; Sang contaminé (L’affaire du) ; Sans-gêne ; Sardou (Jackie) ; Sarkozy (Nicolas) ; Sauce gauloise ; Seal ; Sébastien (Patrick) ; Sécurité alimentaire ; Sédentarité ; Séguin (Philippe) ; Sept d’Or (Diarrhée des) ; Séquestrations ; Serrault (Michel) ; Sheaffer (Plume) ; SIDA ; Signes de croix, n°27 ; Silences de diariste ; Sillery ; Silve (Edith) ; Sisyphe sentimental ; Smic par heure (Un) ; S.N.C.M. ; Socialisme ; Société de consommation ; Sœur Emmanuelle ; Soldes (Les) ; Soleil ; Solidarité européenne ; Solitude ; Soljenitsyne (Aleksandr) ; Solomon Kane ; Songe de petit matin ; Spectateur de l’existence ; Spitz (Christian) dit Le doc ; Spoon food & wine ; Stade de civilisation ; Strasbourg ; Style littéraire ; Succo (Roberto) ; Subprimes français ; Suffrage sangsitaire ; Suicide ; Supplication (La) ; Surmédication.

T
Taddeï (Frédéric) ; Tags ; Talibanisation ; Talibans ; Tapie (Bernard) ; Tasspê ; Tauromachie ; Tchernobyl (Nuages de) ; Techno (La) ; Télévision ; Témoin assisté ; Tempête ; Temps ; Tendre trio ; Terrain d’enjeux ; Terreur sondagière ; « Territoires préoccupants » ; Terrorisme ; Tesson (Philippe) ; Tête d’Or (Parc de la) ; TF1 sans Poivre ; Thalassa ; Tibéri (Jean) ; Timor oriental ; Tireur d’oreilles ; Tolbiac ; Tontons flingueurs (Ambiance) ; Torpédo 1934 ; Tour d’actualité ; Tour de cirque ; Tour Montparnasse infernale (La) ; Tous les matins du monde ; Traces de gomme ; Traces historiques ; Traders à étriper ; Traders à interner ; Tragédie quotidienne ; Train ; Traité constitutionnel ; Traité de Lisbonne ; Trappes ; Travers sociaux ; Tremblement de terre ; Trénet (Charles) ; Trentaine (Bilan de la) ; Tribunal d’instance ; Tristesse ; Trognes (Vieilles) ; Trou noir ; Tsunami ; Turquie.

U
Ubiquité stellaire ; Ultimatum ; Unanimité, arme divine ; Union européenne ; Unis dans la malignité ; Univers ; Universités ; U.R.S.S.A.F.

V
Vaudeville ; Vélo’ vandales en Véliberté ; Vendée (La) ; Vengeance ; Ventre mou ; Ventura (Lino) ; Vergès (Jacques) ; Vertu du Tout-État ? ; Vie fabuleuse d’Amélie Poulain (La) ; Vieillesse ; Vierge de lecture ; Vigie instinctive ; Vins ; Violence envers les femmes ; Viva la Vida (album de Coldplay) ; Voisine (Charmante) ; Voitures ; Voix du peuple ; Vote ; Voyage au bout de la nuit.

W
Wagon ; Webunivers ; Week-end amoureux ; Week-end du 15 août ; Whisky.

X
XXIe siècle.

Y
Yougoslavie.

Z
Zapping (Hasard du) ; Zarqaoui (Abou Moussab al-) ; Zéro (Karl) ; Z.I. ; Zulawski (Andrzej) ; Zygomatiques (Tension des).



A

Beauté du monde et joie de vivre n'éclairent pas mes cieux. Je ne me juge même plus digne de pamphléter, si ça ne concerne pas ma propre déliquescence. Comment pourrais-je encore soutenir une critique alors que j'ai tout échoué ? Sens de l'humour, un chouïa, sens des affaires, pour le gouffre, sens de la vie, je ne l'ai plus, si je l’ai eu un jour. Les pages de lamentations suffisent.
Positiver, scandent les âmes constructives. La volonté de se battre suppose, aux entournures, quelques fibres frissonnantes. Piètre passion pour ce monde que je ne saisis pas. J'y suis comme un poisson sur la berge. Mon agitation ne fait qu'accélérer ma perte. (1994)

Quand redeviendrais-je acteur de mon existence ? J'ai la chance de n'être gêné par aucune maladie, et je me sens plus apathique qu'un comateux. Coup de déprime ? Même plus. Conscient de la puissance chromosomique sur mon destin en forme de désastre. (1994)


Abbé Pierre peint à Lyon 
Me restera en mémoire une vie enrichie par les combats d’une générosité renouvelée. En traversant le vingtième siècle, rien n’avait altéré son enthousiasme. Frêle silhouette à la fin de ce parcours, le mental persistait sans faille, jusqu’au bout de soi dans ses possibles. L’âge ne devait surtout pas avoir l’emprise de l’abandon de ses espérances, et sa croyance ne déviait jamais vers l’intolérance intégriste ou le conservatisme stérile.
L’approcher, c’était s’illuminer par ses grognes spontanées contre les injustices régnantes.
Cette capacité à affronter la douleur et les aléas d’un physique qui vous trahit, caractérisait son abord de l’existence.
Ce fond d’allant vers l’autre répondait, sans doute, à un besoin d’affection aux explications familiales. L’altruisme en mode de vie s’exhalait naturellement d’une dévotion spirituelle sincère. Moi, mécréant égaré s’il en est, j’en étais très touché. Etre entouré, pour rester en phase avec sa dignité de vie, d’action et restituer ainsi toute l’amplitude de sa bonté, voilà son humanisme premier.
Elle est morte à 94 ans, le 26 décembre 2006, c’était ma grand-mère ; il est mort à 94 ans, le 22 janvier 2007, c’était l’abbé Pierre. (2007)

Hommage à Mitterrand et à sa loi du 9 octobre 1981 présentée par l’éminent Robert Badinter : consensus bien normal chez les politiques alors que les tergiversations persistent dans la population. Sans doute, chez celle-ci, l’effet de défiance à l’égard d’un système judiciaire qui, avec les remises de peine et les aménagements divers, désacralise, dénature voire contredit la sentence du jury populaire. (2007)

Nous logeons chez Romy, au-dessus de la vieille acariâtre qui tient le magasin La Vie claire au rez-de-chaussée et passe ses nerfs plus haut, dans son logis. Pour nous manifester la non-bienvenue, la laide foldingue fait claquer les portes dès sept heures du matin (son appartement se répartit sur plusieurs niveaux). Sans doute insatisfaite du chambard, elle le complète par le vacarme prolongé de couverts entrechoqués et de ses pieds sur les marches. Ses humeurs maussades, c’est bien tout ce qui doit péniblement remplir son existence… Triste bonne femme qui cultive une jalouse méchanceté à traiter par un gargantuesque éclat de rire. (2005)

Ni dieu ni diable n'ont voulu de mon âme aujourd'hui. Ce matin, pourtant, l'occasion était bonne. Vers 9h30 je traverse le boulevard Brune qui débouche sur la porte de Vanve. En une fraction de seconde je prends conscience qu'une voiture fonce sur moi, mais trop tard : choc contre le mollet de la jambe gauche, éjection au-dessus du sol et chute sur l'enrobé. La jeune femme au volant croyait pouvoir passer à l'orange et a accéléré sur sa lancée. Je me relève aussitôt, comme euphorique d'être encore en un seul morceau, et je lui fais signe que tout semble fonctionner. Je lis l'affolement dans son regard fixe.
Un motard s'arrête et me dit : « J'ai tout vu, elle est passée au rouge ! Si vous avez besoin de moi... » et il m'inscrit sur un bout de papier ses coordonnées. Un passant me laisse sa carte de visite si j'ai besoin de son témoignage. Une vieille dame s'inquiète de mon état.
J'agite les jambes, je tourne la tête en tout sens, j'étends les bras pour vérifier qu'aucune douleur ne se manifeste, l'émotion passée.
La jeune femme reste un long moment comme prostrée sur son volant. Elle me rejoint enfin pour s'informer de mon état. Coup de bol absolu : le choc à 60km/h ne m'a laissé qu'une infime égratignure sur le mollet, sans plaie ni hématome. Tout semble aller bien. On me conseille malgré tout d'aller à la pharmacie d'en face pour vérifier le fonctionnement de base. La pharmacienne m'indique l'hôpital Saint-Joseph tout près pour passer une radio de la jambe. Je m'y rends avec la jeune femme de la voiture. Le résultat confirme l'absence de traumatisme. Le seul dommage apparent : deux centimètres carrés de velours noir râpé à mon pantalon. (1995)

Aux États-Unis, l’islamiste français Moussaoui disjoncte et prend méchamment le chemin d’une sentence mortelle. Une détermination al-qaidienne qui tranche avec nos lâchetés et nos accommodements. Notre président tout guimauve avec les potentats du régime autocratique saoudien maintient la tradition. Saddam Hussein, du fond de sa geôle, doit se souvenir de sa chaleureuse poignée de main, quelques décennies plus tôt, comme de celles de la plupart des pays occidentaux proclamés États de droit. Les infâmes règnent ! (2006)

Toutes ces années d'humanisme gluant, de tolérance matraquée, d'appels liturgiques au dialogue n'auront servi qu'à une chose : après une décennie de pouvoir pépère, le vieux Fanfan, au passé pas toujours transparent, peut décider en conscience du destin de notre pays et de la vie de milliers de jeunes. Que l'accomplissement démocratique se fasse... (décembre 1990)

Son sigle
Ce soir, ouverture du JT de TF1 avec ma rue. A trente mètres de chez moi se situait l’une des deux caches d’armes et d’explosifs de l’ancienne Action directe, et de son sanguinaire artificier Max Frérot, dit La Menace. Hier, alors qu’on recevait à dîner, défilé sous les fenêtres de tout ce que l’État compte comme forces d’intervention : police, gendarmerie, CRS, pompiers, déminage, SAMU... (2002)

Bric et broc des chiasses mondiales qui n'active plus chez moi d'urticaire à fleur de nerf, de cette rage à piler ceux qui encrassent la vie. Je dois couver le blasement de mes dégoûts, ou un chtuc de la déprime comac.
Guerres et paix se trament dans des sphères étrangères ; Thatcher laisse tomber sa cotte sans pour autant se destiner aux mailles à l'endroit et à l'envers ; Bez baisé ! refrain du jour sur le zinc du bistrot de gros rouge.
Tout ça ne m'inspire qu'un gros reniflement. (1990)

Elle prend une saveur de sursis à l’écoute du grondement d’outre-tombe. Comme une veillée d’armes à affûter. (Février 2009)

Aucune source de réjouissance : poursuite des petites batailles sanglantes pour le pouvoir au cœur des nations instables, affaiblissement des projets de démocratie pour l’Irak et l’Afghanistan, enlisement inexorable du volontarisme d’Obama malmené par des conservateurs revigorés, imperturbable reprise des obscénités financières, autarciques gesticulations de l’opposition politique en France, frénétiques propositions d’un Exécutif en cours d’exécution populaire, le tout en évitant d’invectiver les déprimants protagonistes avec des postillons chargés en H1N1. (Août 2009)

Moscou se fait éclater ses profondeurs métropolitaines par deux donzelles à la tenue explosive. Obama et Sarkozy se léchouillent pour la galerie médiatique. La Justice française refait son coup tordu du responsable-mais-pas-coupable inspiré par l’absoute Georgina Dufoix : Total s’en brosse les pognes. Les farc, Fieffés Abrutis au Ramdam Criminel, libèrent, mais au goutte-à-goutte. Bayrou persiste et signe son arrêt de mort politique : ses rares proches encore convaincus (comme la Cunégonde qui veut du fromage…) bichonnent leur trou d’autruche. La baballe footballistique emmerde toujours autant et donne matière fécale aux échanges nourris sur le zinc. Le Vatican cumule les déviances : il se voile la face et cadenasse sa Maison close, espérant que l’on compatisse au calvaire de ses membres pédomanes (selon le plus juste vocable proposé par l’inspiré Odon Vallet). (Avril 2010)

L’alcoolisme est une dérive extrême, mais un petit buveur occasionnel ne risque aucune accoutumance, et cela peut même être bénéfique. Le tabac est une saloperie en soi, l’alcool ne devient dangereux que pour les pochtrons : une différence essentielle. (2003)

Pour les rationnels, 2 + 2 = 4 ; pour les religieux, dieu plus dieu font clash. (2010)

Mon objectif : achever la constitution des deux groupements d’intérêt économique. Mon cartable gonflé des pièces nécessaires, je fonce successivement aux deux centres des impôts, histoire de faire enregistrer leurs statuts : leur siège social étant dans des arrondissements différents, je dois respecter les compétences territoriales. Non seulement c'est moi qui cours - le dernier vendredi du mois les fiscqueux des recettes rabattent leur volet à midi tapant les moins cinq - non seulement je dois avaler leur écœurante bêtise, mais en plus je dois payer pour avoir droit à la faible marque d'un gros tampon sur la première page des statuts. Voilà qui fait bougrement bouillir.
Croyant être en possession de tous les éléments pour que la CCI de Paris daigne prendre mes dossiers en vue de l'immatriculation des deux GIE, je me rends rue de Viarmes la conscience apaisée.
Hé ! non, p'tit gars ! Pas encore pour cette fois. Les documents originaux que j'avais apportés la semaine précédente m'ont été renvoyés. Résultat : manque de pièces donc irrecevabilité. Présentez-vous à la case départ la semaine prochaine. (1992)

De sacrés veinards les évaluateurs cornaqués par Fitch Ratings, Moody’s ou Standard & Poor’s. Ce n’est pas de la mauvaise graine, du fumiste à l’occiput rasé de près qu’ils doivent noter. Ils laissent cette ingrate tâche, qui se densifie parfois d’une lame au cœur en représailles, aux enseignants reconvertis en garde-chiourme terrorisés.
Chez ces censeurs-là, on ne fait pas sous soi, non ! On fourre bien profond des nations en perdition. Alors comme ça, d’un coup, une obscure société privée peut faire chuter un pays – État et peuple pour le même abyme – par le panurgisme des investisseurs internationaux ! Ce monde se délite, pas de doute !
Avec le cancre de l’UE, celui qui se fait dorer près du soleil, qui n’a que le farniente rémunéré en tête, qui a même trafiqué ses résultats au début de la décennie quatre-vingt du Vingtième pour passer l’épreuve d’entrée, on a du je-m’en-fichiste de premier choix ! Alors on dégrade, hop ! Le comble ? C’est que le bonnet d’âne grec devra payer l’agence qui l’a mis au piquet. Une jouissance en deux temps.
De simples agences de notation pourraient ainsi mettre en pièce la zone la plus pacifiée du globe, après soixante ans d’ambition européenne, au risque d’exacerber les pires réflexes nationalistes des peuples. Et rien, pas l’ombre d’un poing sur la table ou dans la tronche des invisibles censeurs par les dirigeants, soi-disant solidaires, de l’UE.
Alors oui, laxisme grec, portugais et espagnol. Ces États dépensent trop. Selon ce critère, la France n’a pas à être épargnée. Dans quelques semaines, mois, années, les mêmes agences pourraient faire joujou avec le triple A de la France : la fin des largesses budgétaires sonnerait. Les investisseurs se détourneraient alors vers de plus juteuses zones et le déficit cumulé ne pourrait être comblé sans d’énormes sacrifices de la population.
Resterait l’Allemagne, et quelques satellites budgétairement exemplaires, pour revendiquer le label UE, telle une coquille vide de sens. Péril à venir pour une construction européenne qu’aucun n’a voulue politique. A ménager les intérêts de chacun, on en a sacrifié la viabilité globale ouvrant la voie aux charognards. On est arrivé à une complexité institutionnelle tournant à vide où chacun des membres n’a comme obsession que de préserver ses intérêts propres.
L’UE volerait alors en éclats pour un retour aux nations accolées pour la rivalité. Mesurera-t-on qu’à l’origine du cataclysme il y aura eu ces quelques sociétés qui auront émis une opinion engendrant un chaos immaîtrisable à court terme.
Faut dire qu’elles avaient une revanche à prendre. Rappelez-vous leur crasse incompétence lorsqu’il a fallu anticiper la gabegie Subprimes… Là, plus de raideur inflexible, mais une suspecte abstention. Aucune impartialité chez les bougres. Alerter sur ces produits financiers pourris, c’était se flageller avant l’heure. Ces agences de notation ont participé à l’élaboration des modèles de titrisation des crédits hypothécaires à risque. Un coup financier de plus avant d’aller tirer l’oreille d’États qui, eux-mêmes, ont dû, dans l’urgence, colmater le système au bord de la banqueroute. Un tirage du lobe qui ressemble bien plus au supplice du pal pour Papandréou ! Perfides officines qui ont une vertu, par incidence : confirmer l’avancée du délabrement de la construction européenne. (2010)

Sinistre personnage, Ahmadinejad nous fait le coup du « c’est celui qui l’a dit qui l’est ». Quelle perçante intelligence : il reprend le contenu de la déclaration de Sarkozy pour la retourner contre lui. On a dû l’informer de l’impopularité grandissante de notre chef d’État à la différence que, dans notre régime, les « crocs de boucher » restent une métaphore pour ses opposants, alors que l’infect dirigeant iranien en reste au sens propre… si l’on peut dire. (2009)
Voir aussi : Politique étrangère… au monde

Sur un coin de table de la Sorbonne nouvelle, j’entame le défrichage des émotions nocturnes partagées.
Petite anecdote pour le sourire : à une place de moi, dans la bibliothèque rayon littérature, s’est installée une jeune femme qui renifle sacrément des aisselles. L’idée de la nature sauvage, nasaux ouverts, vient de prendre une nouvelle dimension.
Les tiennes sont à lécher, celles du jour me soulèvent presque le cœur. Cela me fascine : comment une demoiselle peut-elle exhaler le vieux bouc de la sorte ?
Après ce détour zoologique, je reviens volontiers vers tes antres parfumés... où la saveur charnelle épouse l’enfer jouissif... La tension pour œuvre métaphysique éphémère. (1996)

Pourquoi chaque époque cultive-t-elle un alarmisme sur sa propre déchéance ? Finalement, ne sont-ce pas que les agitations guignolesques d’un théâtre d’ombres, ni plus ni moins respectables que toutes celles qui les ont précédées ? (2006)

Elle poursuit sa descente aux enfers. Les exterminateurs rythment le quotidien. Les islamistes de l’extrême pratiquent l’expéditif sans faiblir. (1994)

Elle semble en passe de sortir de l’ère des égorgeurs islamiques. L’explication : les coups d’éclat de l’actuel président et sa Concorda plébiscitée à 99 % par référendum, avec une participation exemplaire. Alors, ce « de Gaulle algérien », comme l’a appelé l’impétueux analyste Christian Malar, du pipeau, du futur assassiné ou de la vraie graine d’homme d’État pour la renaissance algérienne ? Je ne m’essayerai pas à l’art des pythonisses. (1999)

Toujours des égorgements par dizaines en Algérie. Exemple d’atrocité : parmi les victimes des sanguinaires, une fillette de trois ans dont le visage a été dépecé de sa peau. A vomir... (2001)
Voir aussi : Chirac (Jacques) dit Le dégingandé ; Dieudonné M’bala M’bala ; École de la terreur ; Ennemi intime (L’) ; GIGN ; Inégalité cruelle ; Le Pen (Jean-Marie) ; Nature déchaînée ; Nouvelle Calédonie ; Wagon.

Vu jeudi soir, à la salle 3000, le vieillissant Al Jarreau. Touchant humainement, mais une prestation décevante. L’artiste apparaît malingre, le visage gonflé (par un traitement ?) et la voix mal assurée. Une jeune femme partage avec lui la scène pour venir, le cas échéant, suppléer les carences vocales du chanteur. Des musiciens performants l’entourent, mais le son trop bas, peut-être pour qu’Al Jarreau le supporte, empêche toute symbiose avec le spectacle. (2009)

La tête à claques au(x) sourcil(s) (se rejoignant, le pluriel semble superflu) broussailleux se fait tirer l’oreille par Jospin, Ministre Ier. (2000)

Vu l’iconoclaste dans l’Esprit libre de Guillaume Durand. Allègre fait la promotion de La Science et la vie dans lequel il s’insurge contre quelques consensus idéologiques qui monopolisent l’attention et les efforts de la communauté internationale au détriment de plus prégnantes urgences comme l’eau et l’énergie. Au premier rang des alarmismes démesurés, le réchauffement climatique. Il ne conteste pas l’aube d’un changement de climat, mais réfute la viabilité des projections à un siècle tant des températures que du niveau des océans. La complexité des facteurs en jeu et notre relative méconnaissance de la discipline rendraient plus idéologiques que scientifiques ces données. (2008)
Voir aussi : Remaniement gouvernemental.

Discours alarmiste de trois têtes pensantes dans C dans l’air dont je deviens un fidèle téléspectateur. Les frappes et la menace d’Al-Qaida vont décoiffer. Roland Jacquard n’était pas là pour ajouter sa touche d’informations de première main, mais le trio a su captiver par la terreur inspirée. Parmi eux, un éducateur d’origine algérienne, plongé au cœur des banlieues difficiles, a l’honnêteté de reconnaître la complaisance pour le moins, et l’approbation clamée au pire, du monde musulman à l’égard de l’icône Ben Laden. Voilà une version qui contredit sans circonvolutions les sérénades pontifiantes et soporifiques assénées ces derniers mois sur la prétendue défiance de la très grande majorité (voire de la quasi-totalité) des musulmans concernant le saoudien islamiste. Les nombreux recruteurs de fous de dieu opèrent en autonomie, sans se connaître les uns les autres, dans l’ombre des quartiers difficiles, ces fameuses et si longtemps tolérées zones de non droit. L’impact de leur endoctrinement est tel qu’ils parviennent à convertir pour l’Islam version intégriste le plus rigide des caïds de quartier ayant versé dans les pires péchés : trafic de drogue, racket, vols, viols, etc. Leur faire miroiter l’homme nouveau qu’ils peuvent devenir, sans adopter une posture critique sur leur passé, démultiplie les chances de grossir les rangs des futurs kamikazes. Et tout cela sur notre territoire. Imaginons que cinquante mille d’entre eux décident de passer au massacre à l’aveugle : le chaos de la guerre civile menacera notre mode de vie et les fondements de la société. (2002)

La nébuleuse Al-Qaida commet-elle sa première erreur stratégique ou est-ce le début d’une palestinisation du Proche-Orient ? En une semaine, deux séries d’attentats dans deux États arabes occasionnent des pertes civiles. L’Arabie saoudite et le Maroc ont certes été désignés par Ben Laden comme faisant partie des nations apostates à combattre, mais en étendant la terreur terroriste aux pays arabes, et en visant à l’aveugle des musulmans présents sur les lieux des explosions kamikazes, les groupements et groupuscules se revendiquant ben ladénistes vont perdre d’importants soutiens. (2003)

L’émission C dans l’air accueille mes deux intervenants préférés : Antoine Sfeir, responsable des Cahiers de l’Orient, et Roland Jacquard de l’Observatoire international du terrorisme.
Après la saisie par les Grecs de 680 tonnes d’explosifs sur un navire fantôme, il convenait de réunir ces deux pointures habituées du plateau de Calvi. Al-Qaida : vacances polluées en est le titre et l’alarmisme des analystes n’augure aucune accalmie. A quand des kamikazes se faisant exploser dans des pays européens ou l’utilisation d’un avion, subtilisé et bourré d’explosifs (680 tonnes équivaut à la puissance d’une bombe atomique), comme une bombe volante sur une capitale européenne ? (2003)

La nébuleuse des immondes, n’a pas pris ses quartiers d’été. Les concentrations touristiques l’inclinent à poursuivre le pire de son programme : la tuerie à l’aveugle. L’Égypte subit à nouveau le déchaînement intégriste : près de quatre-vingt dix cadavres en charpie et une économie touchée dans sa fragile colonne vertébrale. (2005)
Voir aussi : Faurisson du Onze Septembre (Les) ; Guerre des Mondes (La) ; Meyssan (Thierry) ; Nature déchaînée ; Onze Septembre 2001 ; Royal (Ségolène) ; Terrorisme.

Autruches idéologiques, ils ne prennent pas en compte les réalités du fonctionnement humain, ce qui rappelle les entêtements communistes au vingtième siècle. Ainsi, à la fin des années cinquante et au début des années soixante, alors que l’économie des pays de l’Ouest profite d’un essor exceptionnel qui permettra aux classes populaires d’accéder à l’aisance moderne, les communistes théorisent autour de la « paupérisation absolue » des ouvriers dans nos contrées. Quel aplomb dérisoire lorsqu’on sait ce qui se passait pour les peuples de l’autre côté du rideau de fer…
Sans doute faut-il réglementer davantage, encadrer un peu plus la mondialisation actuelle ; mais cela ne peut s’allier avec la rupture idéologique d’altermondialistes qui reproduisent les schémas de ce qui a déjà, et criminellement, échoué. (2007)
Voir aussi : Libéralisme.
Amants enlacés de Klimt

Amants enlacés de Klimt
Phagocytose plus ou moins digérée de deux humanoïdes en rut. (1996)
  
Paul Amar et son service politique ont vainement tenté d'exciter la fibre belliqueuse des deux ténors politiques, Le Pen et Tapie, poussant le racolage jusqu'à leur offrir une paire de gants de boxe. Et ces journalistes prétendent nous enseigner le civisme, voire l'éthique du comportement !
Les deux hommes ont immédiatement évité le piège du dérapage gratuit. Ce fut, malgré tout, loin d'être du petit lait de brebis en tutu. Les ennemis ont bretté avec détermination, sans trucage dans l'antagonisme, sans achat sous le plateau de l'adversaire. (1994)

Choix de la violence chimique pour libérer (ou sacrifier) les otages moscovites et ne pas perdre la face politique. Cela laisse songeur sur les méthodes retenues face au terrorisme de masse. Peu de chance qu’on connaisse la vérité qui, de toute façon, ne nous rassurerait en rien. Autant je m’efforce d’être de plus en plus social pour préserver mon relationnel de proximité, autant les soubresauts délétères des civilisations m’inclinent au dégoût définitif. (2002)

Les partis de gauche, représentés à l’Assemblée nationale, dénaturent le droit d’amendement en ayant déposé plus de cent trente sept mille demandes de modification du projet de loi sur la fusion edf-Suez. Si le 49-3 n’était pas invoqué par l’exécutif (comme l’opposition cherche à l’obtenir) il faudrait huit ans pour que les débats épuisent cette masse stérile. Les confins de l’absurdité parlementaire viennent d’être atteints. (2006)

Disparition de l’historien et penseur à la voix posée. J’ai encore en tête sa présence sonore lors des débats sur l’actualité qui se tenaient le vendredi soir sur France Inter. Avec ces bretteurs de circonstance, les Leroy, d’Ormesson et autres réactifs, il rendait attractif tous les thèmes porteurs du moment. Je crois me souvenir qu’il n’hésitait jamais à stigmatiser les méfaits de l’idéologie communiste.
Big Média, dans sa rapide nécrologie, a souligné comme une décrétée tache dans son exemplaire parcours son intervention comme témoin à décharge dans le procès Papon. Simplisme médiatique au service du bien-penser ambiant. J’ai suivi de longs passages du procès : on ne peut que constater la complexité de la posture passée de l’accusé. Privilégier le contexte historique garantit une plus sûre équité que celle des censeurs avides d’un pugilat judiciaire. Amouroux a eu la si rare élégance d’une fidélité sans faille à ses convictions, y compris lorsqu’elles fusaient à l’inverse du consensus social, surtout lorsqu’elles contrecarraient les antiennes officielles. Amouroux, Revel : voilà les esprits lumineux de la France du Vingtième siècle et non l’insane Sartre à l’idéologie criminelle… (2007)
Voir aussi : Denoyan (Gilbert).

Le plein aux as aurait tous les torts alors que le petit porteur devrait être plaint.
Pourquoi ne pas voir dans la démarche du trader confirmé, de l’amateur boursicoteur comme du joueur de Loto la même tendance qui pousse à s’en remettre à d’irrationnelles données ou intuitions ? Le culte de la rumeur pour tout indicateur doit-il être descendu si l’on ne décrie pas cette obsession du retour immodéré sur modeste investissement, le fondement même qui capte l’accoutumance des modestes à ce jeu de hasard ? Confiez quelque fortune à ces cohortes de joueurs de la classe moyenne, et vous multiplierez l’activité des bourses, pour une chute encore plus abyssale… (2008)

Charmante principauté entre la France et l'Espagne dont Fanfan mité doit être encore pour quelques mois le cosuzerain avec une dignité espagnole.
Un chauffeur de poids lourd perd le contrôle de son véhicule dans l'artère pentue et principale de la ville. A toute allure, il fauche les bagnoles et les passants, poursuit sa descente sur le flanc, détruisant les devantures de magasins achalandés. Bilan : 9 morts et 51 blessés comme cette petite fille de trois ans qu'il faut amputer d'une de ses jambettes. Horrible, immonde. Le criminel poids lourd avait l’interdiction absolue d'emprunter cette voie urbaine. Encore une fois, la saloperie d'équation rendement-rentabilité prime sur tout. (1994)

Revenir à l’univers de proximité, aux êtres chers encore de ce monde ou disparus. Centrer ses sens sur la complicité duale de belles âmes choisies. Ainsi, mon aimée grand-mère, disparue fin 2006, et qui me manque pour toujours et à jamais. S’emplir de son souvenir et embrasser un bel angle de vie. (2008)

Hier, alors que je commençais à uriner, l’angoisse métaphysique me saisit comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Songeant au temps qui défile de façon infernale, je voyais mon âge canonique arriver très vite et cette inadmissible nécessité d’une mort qui met un terme pour toujours à la conscience du monde et de soi. Notre seule approche de l’infini, en l’espèce temporel, se fait par notre fin. (2001)

J’apprends que la vieille Belle, adorable chienne d’une douzaine d’années, est morte il y a une semaine. Une fin douce par une extinction cérébrale. De même le mythique Gounouche, chat tutoyant les vingt ans et malade depuis bien longtemps. Des pans entiers de mon existence semblent s’évanouir avec ces feus animaux. Je repense aux chiens Ouarin, Tual si intelligent et ayant participé à tant de mes jeux lors des rosées matinales au château d’O, féroce pour les visiteurs et les faibles agressifs (berger de Beauce croisé doberman ou beauceron... cela impressionne) et d’une telle proximité avec moi... Une larme, une pensée pour ces si authentiques compagnons... (2000)

Comme lors des années folles lorsque le ludique tentait de camoufler les dérives délétères du monde politique, 2009 et sa suite vont maintenir un semblant du bien-vivre occidental à la mode du farniente. (Août)

La Décennie – Le grand cauchemar des années 1980 décape quelques perceptions encore euphoriques ou bienveillantes sur la première période d’alternance politique de la Vème République.
Parfois l’auteur s’abandonne au style abscons : « On a vu que les théories systémiques et cybernétiques, en vogue au tournant de la décennie, préparaient le terrain en formalisant une définition de la crise comme perturbation de l’équilibre antérieur et ajustement adaptatif du système, par rétroaction, pour atteindre le nouvel équilibre. » Débrouillez-vous avec ça !
D’autres fois, il verse dans la simplicité incisive proche du simplisme imbécile : « (…) l’insolence d’une droite qui a le vent en poupe (…) jusqu’aux plaisanteries franchement racistes du comique Thierry Le Luron ».
Hormis ces deux extrêmes, l’ouvrage multiplie raisonnements et références qui nous plongent au cœur des contradictions et des dérives de cette décennie qui se voulait la Renaissance du XXème siècle.
Ainsi la vague SOS-Racisme et son brillant animateur Harlem Désir, ensemble que je désignais comme le Pote Système : parade illusionniste qui séduisit la scène médiatico-politique, mais n’eut qu’une portée marginale dans les secteurs touchés par la haine du différent. Grisante autarcie des concerts organisés, des médias en caisse de résonance, qui permettait au mouvement de « faire passer pour déjà populaire – produisant ainsi, par le jeu des médias, l’effet qu’ils simulaient – une campagne et un organisme beaucoup plus soutenus par les rédactions parisiennes et les piliers du gouvernement que dans les banlieues et les quartiers. » De là à déceler dans cette fraternité à paillettes des effets contre productifs, le pas est mince. (2007)

En économie il faudrait éradiquer cette déviance qui a favorisé de dangereux abus.
Le lit du chaos : des milliers de structures financières accordant à tout va du crédit, ne se préoccupant pas de la capacité réelle, et à long terme, des ménages emprunteurs à rembourser, puisque l’objectif premier de l’organisme prêteur est de se séparer de la créance par la titrisation. Dématérialisées, sans identité, ces créances mutées en obligations ont pu ainsi infecter l’ensemble du réseau financier. (2008)

Mannequin anorexique
Entretenue par nombre de mannequins, elle répond aux exigences des charognards de la mode.
Pour justifier son recours à ces jeunes femmes maigres à l’extrême, un couturier a déclaré, avec un cynisme érigé en dogme, que ses créations étaient automatiquement sublimées par ces corps longs, longs, longs et fins, fins, fins jusqu’au décharnement. Le bougre sous-entendait qu’il devrait se creuser un peu plus les méninges s’il devait faire défiler des femmes au physique plus normal (il a même visé, avec une ironie mal placée, les « petites grosses » : certaines de ses richissimes clientes apprécieront…).
Voilà, pour moi, la vulgarité suprême ! Un Bigard est grossier dans son propos ; lui, ce créateur obscène, avec ses manières et sa petite frimousse contente d’elle-même, verse dans la profonde et vulgaire salauderie, celle qui réifie l’autre pour se l’approprier sans une once de remords. Berk ! (2006)
Campagne publicitaire montrant la réalité de l'anorexie

En Irak, la barbarie s’épanouit. Dernière ignominie médiatisée : l’incendie d’un véhicule chargé d’Américains, l’acharnement sur les corps calcinés traînés encore fumants dans les rues de Falloudja et pendus à l’armature d’un pont pour une morbide exposition. En France, l’antiaméricanisme d’esprits conditionnés est tel que j’ai entendu certains de mes auditeurs en BTS, lors d’un débat, excuser l’intolérable au nom de la loi du Talion. (2004)

Le jour de la libération des deux journalistes français, l’armée américaine perd une vingtaine de boys, victimes du dernier attentat d’Al-Qaida. Chesnot et Malbruno, lors d’une conférence de presse improvisée sur le tarmac de l’aéroport, ont révélé leur démarche intellectuelle auprès des ravisseurs : ne pas laisser poindre une quelconque sympathie à l’égard des Américains. Certes, cela leur a sans doute évité l’égorgement, mais cela correspond peut-être à leur réel positionnement : nous voilà de plus en plus sévères avec les États-Unis, et d’une complaisance croissante à l’égard de nos bourreaux potentiels. Un principe de précaution idéologique qui ne nous épargnera pas en cas de luttes sanglantes généralisées : nous aurons simplement perdu notre dignité face à nos alliés de toujours, à nos frères de civilisation. On pourra alors comprendre qu’ils ne se portent plus au secours de ces mitigés hexagonaux qui rechignent à l’engagement par un choix clair.
Il est vrai aussi qu’en matière d’abominations, de coups tordus, de morveuse politique, d’exploitations magistrales et exterminatrices, l’Europe s’est révélé le continent-maître ! (2004)

Je découvre un Léautaud pétri de contradictions dans sa gestion relationnelle de la réussite formidable de Paul Valéry qu’il a fréquenté très amicalement jusqu’en 1906 ou 1907. Des entrevues épisodiques par la suite et un parcours littéraire contrasté, presque aux antipodes.
Sans l’avouer, Léautaud ressent la médiocrité de sa posture face à la consécration de son confrère de plume. Profiter de cette célébrité pour vendre à un bon prix les lettres reçues de Valéry fait naître en lui quelques scrupules, tout de même.
Eclairer les élans critiques par de plus prosaïques préoccupations est bien le propre du Journal, antichambre révélatrice qui relativise toutes les démarches artistiques trop propres, toutes les fictions programmées. Ce genre littéraire s’impose comme le plus proche de la nature humaine : imparfait, contradictoire, imprévisible. (2003)

À la fin des années quatre-vingts, lorsque des non camarades de classe pensaient à la seule distraction, je me laissais aller à l'écriture de paroles antimilitaristes sur l'air de La femme est l'avenir de l'homme du feu Ferrat :

Portrait de Jean Ferrat
« Le temps aura perdu raison,
Il n'y aura plus d'horizon,
Et l'homme aura perdu sa môme.
Pour le jour où tous nous crèv'rons,
Je déclare à ces fieffés cons,
La bombe est le reflet d'votre mort.

Tout commenc'ra avec deux mots,
Et finira dans un monceau
De chairs, toutes indescriptibles.
Aujourd'hui les peuples s'apitoient
Certains se jettent de leur toit
D'autres se cachent sous leur bible.

Le temps aura perdu raison,
Il n'y aura plus aucun fond,
Le trognon d'Eve, seul sur le sol,
Rappel'ra la trace de ces pions
A qui je déclare sans passion :
La bombe est le reflet d'votre mort.

Pour arriver à ces souffrances
Où l'on n'peut mourir qu'en silence
Il a fallu de nombreuses guerres.
Et nous quitt'rons notre jeune âge
Juste pour apaiser leur rage
Qui a détruit notre vieille Terre.

Le temps aura perdu raison,
Il n'y aura plus d'floraison.
Les mères, tachées de sang, sanglotent
Devant tous ces corps sans galon
A qui je rappelle ma vision :
La bombe est le reflet d'votre mort.

Explosion nucléaire au Névada
Quand se perdra le dernier cri,
Que l'dernier corps sera raidi,
Quand tout remords s'ra impossible,
Je maudirai toutes ces armées,
Je cracherai sur ces gradés
Qui devraient tous être à l'asile.

Le temps a bien perdu raison,
Et il n'y a plus d'horizon,
L'homme a assassiné sa môme.
Pour ce jour où tous nous crevons,
Je dis à ces soldats, ces cons,
La bombe est le reflet d'Notre mort. » (Vers 1989, et 2010)

Monsieur V. est invité à l’étage pour partager un verre. Dès la poignée de main échangée, j’ai senti que pas la moindre sympathie, ni l’ombre d’une complicité ne pouvait germer : un discours bruyant et sans intérêt, une volonté de placer quelques mots à la répartie émoussée, une inconscience de soi rendant impossible tout dialogue raisonné, la tentative continue d’abaisser autrui en espérant ainsi se gonfler aux yeux du reste de l’assemblée…
Le summum est atteint lorsqu’il nous indique, tout content de lui, les surnoms donnés à ses enfants (aujourd’hui dans la vie active) : « pétasse » pour l’aînée, « pétassine » pour la cadette et « pétassou » pour le benjamin ! Quelle magnifique preuve d’affection. Archétype de la grande gueule vieillissante, baudruche sonore à éviter au plus vite.
Ne voulant pas mettre mes hôtes dans l’embarras, j’ai limité mes attaques à quelques remarques légèrement cyniques, juste pour marquer mon détachement de sa lourde prestation.
Au moment de son départ, ayant sans doute ressenti mon hostilité, il me tend une main à regret en ajoutant « à vous, je ne vous dis pas au plaisir », ce qui ne m’inspire rien d’autre qu’un « au revoir et à jamais ! ». (2003)

Attention... ARBRES !!!
Route du Gers : nous découvrons un panneau jaune triangulaire alertant de la présence… d’arbres sur les côtés !
Dans d’autres coins, des autorités administratives ont décidé l’éradication des dangereux platanes qui avaient la criminelle habitude de couper la trajectoire d’automobilistes sortis du tracé d’enrobé. Alors, hop ! On coupe ! Ainsi les chauffards ronds comme des queues de pelle et les jeunots en mal de sensations fortes peuvent perpétuer leur délinquance routière.
Ici, on a trouvé la voie médiane : conserver l’esthétisme, mais faire prendre conscience de cette imposante présence IMMOBILE ! A quand la précieuse mise en garde : « Passage possible d’autres véhicules » ? (2008)

Fiasco complet du putsch en URSS Le pâle Ianaev et ses complices ont loupé leur coup. Trois petits tours médiatiques et puis s'en vont. Gorbatchev ressuscité, Eltsine triomphaliste, l'échec du renversement nous enseigne le principe politique d'Archimède : l'effet d'un coup d'État dans l'eau est inversement proportionnel à celui qu'on escompte. (1991)

Parangon du parisianisme branché qui fait son numéro sur petit écran avec une bonne brassée de sous-entendus percutants. (1991)

Encore une démonstration du terrorisme intellectuel chez Ardisson avec le duo incongru – Joey Star-Romain Goupil – qui tente piètrement de faire passer la thèse du polémiste Christian Combaz pour ce qu’elle n’est pas : la voix de l’intégrisme catholique et de l’extrême droite. L’inaltérable Kersauson a bien senti la justesse d’analyse de l’auteur d’Enfants sans foi ni loi. La mauvaise foi du Goupil qui sait déceler les messages subliminaux terrifiants, ignobles et puants par une lecture « en creux », et les éructations de Joey Star entretiennent les fadaises du Pote système avec sa pseudo tolérance et son vrai sectarisme dès qu’on porte atteinte aux postulats idéologiques ambiants. (2002)

Vu sa dernière de Tout le monde en parle.
Présence de ses complices pour lui rendre hommage et faire leur promo respective, ainsi que d’une bonne part des salariés vedettes de Canal + où il doit faire sa rentrée. Il faut reconnaître son apport de liberté dans le PAF, avec son talentueux complice Baffie, un peu dans la même veine que Michel Polac et son Droit de réponse ou Jacques Martin avec Le Petit Rapporteur : l’irrévérence, l’assise intellectuelle, la créativité. Au zénith, le voilà viré par le psychorigide Patrick de Carolis pour mettre fin aux cumulards de la TV.
Un peu comme en politique, certains se taillent de belles parts dans les plages horaires des chaînes. Sur le simple plan juridique, le président de France Télévision a donc eu raison de remettre de l’ordre. En revanche, dans l’optique richesse télévisuelle, cette décision porte un sale coup aux niches originales face au rouleau compresseur des émissions de masse et de merde. (2006)
Voir aussi : Gainsbourg (Serge) ; Klarsfeld (Arno); Renaud.
Arthaud
Pas le transcendant poète (il faudrait avoir fumé du hasch pour confondre !) mais le pitoyable éditeur qui devrait récurer ses écuries et virer quelques canassons dont le principal talent est de posséder un patronyme encore porteur dans la sphère médiatique.
A noter : un ouvrage imprimé, massicoté, dos carré collé, envoyé à la presse et qui comporterait de larges emprunts à un biographe américain ne serait qu’une « version de travail ».
A force de vouloir coûte que coûte maintenir sa réputation d’auteur prolifique, PPDA s’égare avec une autobiographie peu glorieuse : Le vieil homme et sa merde. (2011)

J’ai parcouru Dans l’intimité de personnages illustres – 1850-1950. Quelques commentaires savoureux par l’éclairage du temps passé :
Sur Louis Pasteur (en 1852) : « Ira loin disent ses protecteurs : en tout cas, il va à la messe, ce qui, chez les savants, est déjà une originalité. »
Sur Eiffel (en 1882) : « Médite, dit-on, de rebâtir la tour de Babel dans Paris ? Le canal eut été plus utile. »
Sur Grévin (en 1887, sur le musée qu’il vient d’ouvrir) : « (…) cette vie immobile et fardée est pire que la mort. Les criminels célèbres y sont plus sinistres que nature. A interdire aux enfants. »
Sur de Vigny : « Lamartine était plus mélodieux, Hugo plus éclatant, Musset plus spirituel. Vigny n’avait pour lui que sa fierté et cette dignité hautaine que l’on retrouve dans toute son œuvre. »
Au fil du vagabondage, je retrouve des accointances de Paul Léautaud dont j’ignorais les traits. Les Figuéras, Capus, Descaves… inconnus du commun des mortels, m’apparaissent avec toute l’atmosphère littéraire de la première moitié du vingtième croquée par le diariste. Univers attachant qui fleure bon le papier épais du Mercure de France. (2006)

Ouvrage détonant commis par l'ancien député Pesquet, principal instigateur du faux attentat contre François Mitterrand en 1959.
L'homme aux deux septennats, lorsqu'il assumait les fonctions de ministre de l'Intérieur, avait rassemblé suffisamment d'éléments pour décapiter le père de l'éna, Michel Debré, futur artisan de la Constitution de la Ve République. Pas un mince gibier donc. Debré, mis au parfum, vint pleurnicher dans le bureau du ministre, le suppliant de ne pas révéler l'affaire.
Voiture victime du faux attentat
Quelques années plus tard, ce même Debré, le vent en poupe, décide d'achever politiquement le Mitterrand en phase descendante. Il charge son ami Pesquet  d'amener le futur Président à la bonne idée d'un faux attentat qui pourrait le remettre à l'avant-scène médiatique. « Il faudrait faire en sorte que l'idée vienne de lui » comme dans le film L'aile ou la cuisse de Zidi. Le parlementaire remplit sa mission d'approche et de suggestion. La révélation de la supercherie ne tardera pas, évidemment. (1995)

J'assiste à une aube bleu turquoise où la pureté hivernale s'exhale de la transparence des cieux. Magique naissance du jour seigneurial où les dégradés font bon ton. A tous les désespérés grassement romantiques : levez la tête et vous vous réconcilierez avec le monde. La maladie, la faim et la souffrance physique sont les seuls maux justifiant un abattement passager. (1993)

Je me sens en berne de tout, ce qui pourrait expliquer le délaissement de la plume. Même plus l’impression d’une phase transitoire : plutôt la résolution de vivoter sans construction, sans illusion, sans amertume. Je m’accommode du rien comme un moindre mal. Vivre à mon aune, voilà qui me convient. Autonome, sans emmerdante pression, je pourrais laisser s’écouler les années, les décennies, sans que rien ne change, hormis le vieillissement imposé. (2001)

Une guitare aux cordes harmoniquement pincées par le frérot, des photos de ma jeunesse – un été à Fontès autour de ma grand-mère, des cousins joyeux avec qui partager – que maman fait revivre sur l’ordinateur, qu’elle légende pour catalyser l’émotion, chacun à sa tâche, à son loisir dans la maisonnée réchauffée, loin, très loin des froidures arides d’un extérieur hostile.
Petits bruits familiers, assoupissement pour mieux s’imprégner de la douceur présente, plénitude d’un moment d’évidence, sans un iota d’accroche, sans une trace d’aspérité urticante… Que du bonheur, donc, le plus simple, le pur qui vous étreint le lendemain d’une fête réussie. Du bonheur, oui, et nous sommes bien en 2009 ! Allez savoir ce qui nous attend… (1er janvier 2009)
Voir aussi : Méchanceté à œillères.

A chaque jour sa nouvelle emmerde. J'ai profondément failli à ma tâche. Je n'ai en rien su répondre à la totale confiance qu’on avait mise en moi. Je ne sais jusqu'où ce sida mental, comme dirait Pauwels, m'entraînera, mais le mal provoqué est considérable. Découillé par ma relation à la femme, détestable source de renoncement quotidien dans l'insatisfaction constante. Le Gradus ad Parnassum s'étalera-t-il dans un cul-de-basse-fosse ?
Encore trop indulgent à mon endroit : la pendaison, et avec du mauvais chanvre. Mais cette pratique n'est point courante dans nos contrées, et le suicide ne serait que la preuve d'une lâcheté et d'une très monstrueuse connerie. Me battre avec conscience et détermination : tel est le moindre mal que je peux apporter.
Failli je suis : espérons que je n'ai pas condamné à la déchéance progressive le reste de mon existence. Si oui, il faudrait m'isoler de tout ce que je peux salir. (1992)

J'ai 24 ans et je ressens cet instant comme une rupture totale avec l'évolution tourmentée de ma vie. Faiblesse, amoralisme, perdant génétique, quelle tare m'a conduit si bas, dans cette chute retentissante.
Dans un hlm en guise de Purgatoire, je me prépare à assumer les faillites en séries de la majeure partie des sociétés du Groupe, mon agenda se remplit de rendez-vous avec la justice, peut-être bientôt avec la police, et puis les barreaux pourquoi pas ! Entrepreneur de démolitions se qualifiait Léon Bloy. Moi j'en suis un, un vrai, un magistral ! (Janvier 1994)

Vingt-cinq berges, bout de rien je reste. Gâchis d'une ambition, je me reconstruis peu à peu. Il me manque cette fulgurance qui élance vers les cimes de toute chose. (Décembre 1994)

Se surveiller toujours, être à l’affût de sa propre médiocrité latente, guetter les chouias d’affadissement pour, d’un coup salvateur, repartir : tels sont nos devoirs. (1996)

Un vide généralisé qui n’appelle plus de moi aucun épanchement. Un avant-goût du néant qui s’imposera outre-tombe. (2001)

Cameron n’a pas été tendre avec l’humanité. Derrière l’apparente dénonciation des puissances économiques d’un futur décidément inapte à changer la nature humaine, se niche une moins avouable position : les vrais responsables sont les consommateurs qui pérennisent le système global en se contentant d’une passivité suiveuse. (2009)

Princesse Neytiri
Se laisser envahir par la grâce de Neytiri, princesse de ce royaume imaginé. D’un coup, un regret d’appartenir à cette laide et conquérante humanité, une frustration que n’existe pas, ou que soit hors de portée, cette forme bien plus évoluée d’êtres vivants. Dans la part d’imaginaire, une niche pour ce qui nous fait dépasser les contingences incommodantes. (2009)
Voir aussi : Fontès.